MICHELE RIVASI, députée européenne, soutient les partisans de la Régie Publique de l’Eau à Avignon

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Grand Avignon

MICHELE RIVASI, députée européenne, soutient les partisans de la Régie Publique de l’Eau.
L’EAU EST UN BIEN PRECIEUX, SEULE UNE GESTION PUBLIQUE PEUT EN ASSURER LA MAITRISE.
A Avignon, le service public est délégué au secteur privé (Veolia) depuis 1985. Et le bilan est accablant.

- Un dividende exorbitant perçu chaque année par Veolia : entre 1 et 2 M€ par an, soit un taux de rendement de 42 % en moyenne entre 2008 et 2013 ( à partir de 2014, les bilans ne sont plus publiés)
- Un réseau vieillissant et non interconnecté (donc vulnérable en cas de sécheresse ou d’acte de malveillance) , une sectorisation insuffisante, un taux de fuite en dessous des objectifs du Grenelle de l’Environnement.
- Un prix du mètre cube basé essentiellement sur une part fixe (abonnement) perçue à 100% par le délégataire. Si le prix affiché dans les rapports annuels est peu élevé, c’est parce qu’il est basé sur une consommation de 120m3 par an. Or, la consommation moyenne n’est pas de 120m3 mais de 90m3 ce qui fait monter le prix. Et donc, plus on économise l’eau, plus on paye cher au mètre cube ! Une aberration écologique qui pénalise de surcroit les personnes isolées.
- Une relation client déplorable : ces dernières années, coupures et/ou réductions illégales de débit, défauts de conformité des factures ( dont la rédaction est sous-traitée à une filiale basée au Luxembourg, actuellement poursuivie par la justice) , pénalités indues sur lettres de relances, voila ce qui rythme la vie quotidienne des usagers.

Cette privatisation douloureuse s’achèvera enfin le 31 Décembre 2018. Et dès Juillet 2017, les élus communautaires ont à décider du mode de gestion : enfin une régie publique ?

Nos élus EELV travaillent depuis mois avec les citoyens du Grand Avignon rassemblés au sein du collectif de l’eau, et si les partisans du recours au privé n’expriment aucun argument sérieux, les arguments pro-régie ne manquent pas.
• Le prix de l’eau au mètre cube a pu diminuer (Montpellier, Paris)
• Des marges ont pu être trouvées pour renouveler les installations et colmater des fuites (Montpellier, Paris).
• La continuité du service public a été assurée, souvent en internalisant progressivement des services tels que la facturation, sous-traités les premières années (Nice, Montpellier).
• Le personnel des sociétés privées anciennement délégataires a pu être intégré dans le nouvel établissement public, en conservant ses avantages statutaires (Nice, Montpellier) ou en les améliorant (Paris).
• Le rapport aux usagers a été facilité sans que le taux d’impayés n’augmente.
• Les associations d’usagers participent maintenant à la gestion du service, soit dans le cadre du conseil d’administration des Régies, soit dans des organes consultatifs (observatoire local de de l’eau…)

En conclusion, il est impératif de retrouver la maitrise de l’exploitation pour quatre raisons :
- Environnementale : protection de la ressource et du patrimoine sur le long terme
- Sociale : une relation usagers apaisée, des personnels aux conditions de travail garanties.
- Economique : que l’argent des usagers reste sur le territoire pour améliorer le service.
- Démocratique : quelles que soient les décisions prises, tout est sur la table.

J’apporte donc tout mon soutien aux militants et aux élus engagés pour cette belle cause de la régie publique « Eau des deux Rives » du grand Avignon !

Michèle Rivasi

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Bipeau 02/07/2017 18:50

Michèle Rivasi une référence ! en croisade contre la science et la santé publique...

Michèle Rivasi est vice-présidente de l’association dénommée Criirem (Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques), qui propose de telles mesures... au prix de 1 150 € par antenne-relais.

Michèle Rivasi allait organiser le 9 février au Parlement Européen une rencontre avec le fraudeur Andrew Wakefield, qui est un héros du mouvement antivaccination depuis une fameuse étude truquée dans laquelle il essayait de rendre le vaccin ROR responsable d’apparitions de cas d’autisme. Tout avait été prévu par Rivasi pour offrir un tremplin à Wakefield, comme je l’expliquais dans ce papier publié le 30 janvier :
https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/290117/michele-rivasi-en-croisade-contre-la-science-et-la-sante-publique.

Combien facture-t-elle pour ce type de rédactionnels ?

Vu le nombre de voix des verts aux dernières élections, je crains qu’elle aille anticiper sa retraite ou sa reconversion...